La vie amoureuse de Félix Vallotton s’apparente à un épisode palpitant de soap opéra.
Il y eut deux femmes dans sa vie : Hélène Chatenay et Gabrielle Rodrigues-Henriques. L’une est ouvrière, l’autre est la fille d’un marchand de tableau, Alexandre Bernheim.
Il vit avec Hélène Chatenay jusqu’en 1899, moment ou il décide d’épouser Gabrielle, jeune veuve et mère de trois enfants, faisant ce qu’il appelle un « mariage raisonnable ».
Avec l’une, il vit sur la rive gauche à Paris, de ses gravures qui connaissent un franc succès. Avec l’autre, il vit sur la rive droite, à les moyens de reprendre la peinture, vend et supporte les caprices et les critiques de sa nouvelle famille.
Hélène Chatenay dit « Tonton », est le modèle de Vallotton notamment pour La Malade. Le rendu délicat de la nuque à lui seul montre l’attachement de l’artiste pour elle.
Plus tard, il peint des portraits de sa femme Gabrielle qui n’expriment pas la même poésie.
Présentée de face, Vallotton montre qu’elle est l’épouse, l’officielle.
Ce portait de Gabrielle exprime toute la convenance de leur union. Les lèvres légèrement pincées, son regard est franc et direct, elle regarde son époux mais pourtant aucune émotion n’est retranscrite.
En 1907, Hélène Chatenay est tuée, renversée par une voiture. Cette histoire est presque banale tellement elle semble prévisible.
Vous retrouverez toutes (ou presque) les œuvres de Félix Vallotton dans l’excellent ouvrage de Nathalia Brodskaia, « Félix Vallotton : le Nabi étranger ». Il s’agit d’une étude détaillée de la biographie, de l’œuvre, mais aussi de la carrière de l’artiste.
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