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Sans paraitre médisante, il semble que peut-être nous aurions fait le tour de la question depuis le temps. Depuis le temps que l’on entend parler de ces deux-là, à grands coups de biographies, d’ouvrages généraux, de recherches studieuses d’étudiants fascinés, d’expositions et autres films.
Cependant, peut-on réellement se lasser des œuvres de Frida ? La souffrance, la joie, son amour pour Diego et sa famille, l’étrangeté et la richesse de sa vie… Tout transparait dans sa toile qui devient le prolongement d’elle-même. À mon sens, Frida Kahlo est l’artiste qui (dé)peint le mieux la souffrance et les émotions passionnées poussées à leur paroxysme. Bien plus que ses contemporains Munch ou encore Schiele par exemple, qui pourtant savaient parfaitement exprimer toute leur détresse.

Frida Kahlo (Mexican, 1907 – 1954). Diego on My Mind, 1943. Oil on Masonite, 29 7⁄8 x 24 inches. The Jacques and Natasha Gel¬man Collection of 20th Century Mexican Art. The Vergel Foundation. Conaculta/INBA. © 2013 Banco de México Diego Rivera Frida Kahlo Museums Trust, Mexico, D.F. /Artists Rights Society (ARS), New York. Used with per¬mis¬sion from the Nelson-Atkins Museum of Art.
La beauté de ses œuvres fait qu’on en oublie aujourd’hui presque les fresques de Diego, alors qu’elle avait longtemps été « l’épouse de Diego Rivera » de son vivant. → En savoir plus
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Sans avoir jamais posé la question à qui que ce soit, je suis convaincue qu’un certain nombre de personnes vous diront que lorsqu’ils pensent guerre, ils ne pensent pas du tout art, n’en déplaise à la formule de Sun Tzu. Moi je vous dirais qu’au contraire, c’est peut-être un des premiers liens que ferait mon cerveau un chouïa conditionné par l’histoire de l’art – qui nous raconte indéfiniment comment l’histoire, donc, est liée à la pratique artistique, et comment de tous temps les guerres ont eu un impact parfois dramatique et souvent fabuleux, sur les coups de crayon, de pinceau et de burin.
Il n’y a pas si longtemps, la photo a révolutionné notre rapport à l’image. → En savoir plus
J’ai toujours préféré regarder le dessin à la peinture – pour la spontanéité de la ligne, l’authenticité du trait, et l’essence du talent mis a nu de l’artiste. Le dessin, c’est l’intimité, le creux de la main noirci de pierre noire, les taches et les reprises, le dessin c’est le bazar de la pensée en construction, c’est l’imperfection magnifique. Tous les ans en mars, je me régale des deux salons parisiens qui lui sont consacrés – le Drawing Now contemporain au Carrousel du Louvre, et le Salon du Dessin Ancien au Palais de la Bourse – on passe des heures dans les allées, à se demander comment tant d’expressivité peuvent être rendus avec des instruments qui, contrairement à ceux du peintre, sont à priori beaucoup plus accessibles à n’importe quel quidam qui voudrait s’essayer au gribouillis.

Raffaello Sanzio dit Raphaël, Sainte Famille.
Plume et encre brune, traces de pierre noire, mise au carreau à la sanguine, 35,7 x 23,8 cm.
Palais des Beaux-arts, Lille.
À l’origine d’un tableau de maître, donc, il y a un dessin, qui a commencé parfois en quelques traits sur une feuille qui ne paye pas de mine. → En savoir plus
Sans avoir jamais mis les pieds à Amsterdam, l’idée d’aller visiter une antenne de musée placée installée la douane d’un aéroport constitue un argument suffisant a un week-end néerlandais – plus que les canaux, les coffee shops et le quartier rouge – et tout de même pas plus que les chefs d’œuvre du bâtiment principal du Rijksmuseum et le musée Van Gogh.

Johan Barthold Jongkind,
Moulins à Rotterdam, 1857.
Huile sur toile, 42,5 × 55 cm.
Rijksmuseum, Amsterdam.
Typically Dutch : c’est sous cette simplissime accroche que l’aéroport double du musée invite à venir tacher d’appréhender un peu mieux a travers les yeux de ses peintres ce qui a fait les Pays-Bas, en passant par les Provinces-Unies et la République Batave. «Typique», le mot me semble trop global, et a la limite du cliché – mais après tout, les biens connues scènes de genre, les portraits audacieux de Frans Hals, les ports et la campagne de Jongkind, puis le symbolisme inquiétant de Jan Toorop sont peut-être exactement ce que nous voulons voir en descendant d’un avion. Du Moyen Âge a nos jours, il y a des chances pour que l’exposition ne soit pas si typique, et en tous les cas parfaitement dans le ton teinté de fierté du dixième anniversaire de la création de l’antenne du Schiphol ainsi que de la grande réouverture du Rijskmuseum le 13 avril dernier.
Rendez-vous a l’exposition Typically Dutch au Rijksmuseum Schiphol jusqu’au 1er juillet 2013. Pour plus de « typiquement hollandais », consultez l’ouvrage La Peinture hollandaise édité par Parkstone international.
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