Les femmes de Vallotton ne sont pas vraiment belles, ni mystérieuses, ni même poétiques ou particulièrement sensuelles. Même lorsqu’elles le devraient. Comme ici avec ses trois baigneuses.
Si on les compare avec les baigneuses de Gérôme, on constate une vraie différence dans le traitement des figures même si la composition est finalement similaire. Chez Gérôme une vraie poésie émerge de la toile alors que les baigneuses de Vallotton sont plus ludiques.
Oui je sais, il faut comparer ce qui est comparable et se baser sur une œuvre peinte et non pas une gravure. Très bien. Nouvel tentative avec l’enlèvement d’Europe :
Chez Vallotton, l’on constate qu’Europe manque de grâce, elle tente de ne pas glisser du dos de Jupiter métamorphosé en taureau pour l’occasion. En revanche, Albani présente une Europe qui maitrise le délicat exercice de se tenir à cheval sur le dos trempé d’un taureau.
Les femmes de Vallotton ne sont pas très distinguées, ni très belles mais elles sont sublimes dans leurs quotidien, lors qu’elles sont représentées dans des scènes banales qui correspondent à la réalité et non pas à une mythologie grecque ou fantasmée.
Vallotton ne triche pas. Il représente les femmes telles qu’elles ne souhaitent pas se montrer d’abord. Et c’est dans ces instants furtifs que Vallotton montre toute la sensibilité dont il est capable.
Vous retrouverez toutes (ou presque) les œuvres de Félix Vallotton dans l’excellent ouvrage de Nathalia Brodskaia, « Félix Vallotton : le Nabi étranger ». Il s’agit d’une Étude détaillée de la biographie, de l’œuvre, mais aussi de la carrière de l’artiste.
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