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Lucio Fontana : Ouvrez-moi donc cette toile
31 mars 2014

Lucio Fontana : Ouvrez-moi donc cette toile

Lucio Fontana, Concetto spaziale, La fine di Dio (63-FD.17), 1963. Huile sur toile, perforations et dessins, 178 x 123 cm. Musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris. © Lucio Fontana / ADAGP, Paris

Lucio Fontana, Concetto spaziale, La fine di Dio (63-FD.17), 1963.
Huile sur toile, perforations et dessins, 178 x 123 cm.
Musée national d’Art moderne, Centre Georges-Pompidou, Paris.
© Lucio Fontana / ADAGP, Paris

La première fois que j’ai vu une œuvre de Lucio Fontana (1899-1968), c’était au Centre Pompidou à Paris. Ce qui m’avait le plus marquée à cette époque, c’était ce rose hideux – bien trop rose pour être agréable. Après la couleur, j’avais remarqué les trous dans la toile ovoïde et m’étais demandé à quoi tout cela rimait. J’avais la sensation d’être face à une évocation très peu subtile du pouvoir reproductif de la femme et cela ne me plaisait pas vraiment. Par la suite, j’ai compris quel génie avait en fait été Fontana. En un seul petit coup de canif, l’homme avait bouleversé le champ artistique.

Réfugié en Argentine, son pays natal, pendant la Seconde Guerre mondiale, Fontana comprend alors qu’il fait partie de la nouvelle génération d’artistes. Il publie en 1946 à Buenos Aires son Manifesto blanco, qui préconise l’abandon des formes traditionnelles de représentation. À son retour à Milan l’année suivante, il ouvre littéralement une brèche dans l’histoire de l’art en donnant un coup de canif dans une toile monochrome. Ce geste en apparence insignifiant, révolutionne le champ pictural. La toile n’est plus uniquement surface. Elle est aussi espace. Nous sommes en 1947 ; Lucio Fontana vient de créer le spatialisme.

Lucio Fontana, Concetto spaziale (Attese), 1965. © Musée d’Art moderne / Roger-Viollet © Lucio Fontana / SIAE / ADAGP, Paris 2014

Lucio Fontana, Concetto spaziale (Attese), 1965.
© Musée d’Art moderne / Roger-Viollet
© Lucio Fontana / SIAE / ADAGP, Paris 2014

La toile qui avait accroché mon regard quelques années auparavant s’intitule Concetto Spaziale, La fine di Dio (63-FD.17) (Conception spatiale, La fin de Dieu) et date de 1963. Elle a bien quelque chose à voir avec la fertilité et la matrice. Sa forme ovoïde et sa couleur rose sont de flagrants indices. Mais le titre révèle que l’artiste se situe bien loin de ces considérations physicalistes. La fin de Dieu n’est pas un appel à l’athéisme. Au contraire. Il s’agit plutôt d’un aveu d’impuissance de la part de l’artiste : impossible de représenter le divin dans sa forme traditionnelle tant il nous dépasse. L’artiste tente alors de symboliser son pouvoir créateur à travers des formes universelles comme l’œuf. Les trous dans la toile qui font entrer l’espace dans la surface signifient toute sa transcendance.

Les toiles La fine di Dio ne représentent qu’une partie des concepts spatiaux réalisés par Fontana. Mais elles illustrent cette tendance à l’abstraction qui meut le 20e siècle et qui mène les artistes à l’essence de toute chose. Quoi de plus juste que de représenter l’inconcevable par un monochrome rose criblé de trous ? Qui ne serait pas intrigué, attiré, chamboulé par cette forme étrange et pourtant si familière ? Ce vilain rose pourtant rassurant ? Et ces trous, comme autant d’échappées vers l’inconnu ? La Fine de Dio contient dans sa matière toute la spiritualité de la croyance. Et pour tout ça, elle a pour moi bien plus d’impact qu’une Madone de Raphaël.

La rétrospective consacrée à Lucio Fontana au Musée d’Art moderne de la ville de Paris du 25 avril au 24 août 2014 revient sur l’importance de son travail dans l’histoire de l’art contemporain. Elle présentera plus de 200 œuvres de l’Argentin à travers un grand parcours chronologique. Pour vous donner une idée de la place que tient Fontana dans la chronologie du 20e siècle, vous pouvez aussi consulter l’ouvrage de Parkstone International L’Art du XXe siècle en format papier ou numérique.

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(English) Sticks and stones may break my bones, but words will never hurt me
31 mars 2014

(English) Sticks and stones may break my bones, but words will never hurt me

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(English) (German) Der Traum vom Orient
24 mars 2014

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(English) Filth for Filth’s Sake
24 mars 2014

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(English) (German) Wie van Gogh sein Ohr verlor
24 mars 2014

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« JE SUIS LE PEINTRE CLAUDE MONET »
24 mars 2014

« JE SUIS LE PEINTRE CLAUDE MONET »

Un ami essaye depuis quelques jours de reproduire ce dessin de Picasso :

Pablo Picasso Le Cheval

Pablo Picasso
Le Cheval

Convaincu que ce dessin est d’une simplicité extrême, il s’y essaye sans détours. Après plusieurs tentatives il s’aperçoit que la naïveté de Picasso est en fait une naïveté travaillée. Aux dernières nouvelles, il tente à présent de pénétrer l’esprit du peintre afin de parvenir à imiter son trait !

On veut tous connaître les folies, les manies, les anecdotes des plus grands maîtres de la peinture pour pouvoir comprendre comment ils atteignent de tels niveaux d’excellence. L’intérêt lorsque l’on se penche sur la vie d’un artiste, est d’essayer de découvrir des faits intéressants, que l’on ne trouve pas dans tous les livres. Je vous propose ici quelques anecdotes de peintres incontournables.

  • Saviez-vous que Francisco Goya est devenu sourd à l’âge de 39 ans ? Déprimé, il recouvre de noir les murs de sa maison…

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  • Saviez-vous que la particularité de Michel-Ange est de peindre les corps féminins aussi musclés que les corps masculins ? Certains diront qu’il était homosexuel, d’autres qu’il n’avait tout simplement pas de modèles féminins.
  • Saviez-vous que Rubens, lorsqu’il peint Le Cycle de Marie de Médicis, se retrouve au cœur d’une querelle familiale de pouvoir ? Après la mort d’Henri IV, Marie de Médicis assure la régence du royaume de telle manière que Louis XIII est obligé de la chasser de Paris pour pouvoir récupérer son trône. Six ans plus tard, ce dernier fait revenir sa mère afin qu’elle cesse de comploter contre lui. Elle achète le Palais du Luxembourg et s’attaque à la décoration.

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  • Saviez-vous que Monet, pour peindre La Gare St Lazare, revêtit ses plus beaux habits et se présenta avec audace devant le directeur de la gare en disant : « Je suis le peintre Claude Monet » ? Non seulement il fit retarder plusieurs trains, mais il réussit à obtenir que l’on fasse circuler les trains dans tous les sens afin d’obtenir LA plus belle fumée.
  • Saviez-vous que le rêve de Vincent van Gogh était de devenir pasteur ? Il échoue et décide de devenir prédicateur laïc, mais son zèle inquiète le comité d’évangélisation qui décide de le suspendre. Ainsi s’achève la carrière ecclésiastique de Van Gogh.

Si vous avez répondu négativement à l’une de ces questions, je vous propose de rapidement vous plonger dans la lecture de la vie de ces génies et de bien d’autres encore publiées par Parkstone International. Les dix livres consacrés aux plus grands peintres de l’histoire de l’art ont l’avantage de ne contenir que l’essentiel : des reproductions des plus grands tableaux, une biographie et une description pertinente de la vie et des œuvres de chaque artiste.

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L’Art comme religion
24 mars 2014

L’Art comme religion

Maître de Guillaume Jouvenel des Ursins, Livre d’heures de Jeanne  de France, folio 103, La Présentation au Temple, 1452. Enluminure sur vélin, 108 x76 mm. Bibliothèque nationale de France.

Maître de Guillaume Jouvenel des Ursins, Livre d’heures de Jeanne de France, folio 103, La Présentation au Temple, 1452.
Enluminure sur vélin, 108 x76 mm.
Bibliothèque nationale de France.

Ne voyez pas de fanatisme dans le titre de ce billet. Oui, l’art a ses fidèles comme Jésus a ses suiveurs. Leurs saints sont nombreux, leurs Bibles polymorphes. Mais ils n’en sont pas moins fervents, et ils vénèrent tout ce qui les rapproche de leur dieu.

Au Moyen-Âge, les puissants laïcs possédaient leur livre d’heures, un recueil en format poche des différentes prières à réciter pendant la journée. Textes en latin et superbes enluminures constituaient le support idéal de leur foi. Grâce à ce petit ouvrage, plus besoin d’intercesseur : le fidèle pouvait s’adonner à une dévotion personnelle sans se rendre à l’église.

Aujourd’hui, la pratique s’est perdue chez les chrétiens. Mais les adeptes de l’art n’ont pas oublié ces petits ouvrages. Ils ont inventé leurs propres livres d’heures. À l’intérieur, point de Vierge Marie ni de saint Antoine de Padoue. Non, les saints qu’ils prient se nomment plutôt De Vinci, Turner, Raphaël, Goya et Monet. Pas de riches enluminures non plus mais des reproductions en couleur de grande qualité. Les images ont toujours aidé la foi, ne l’oublions pas.

Francisco de Goya, Saint Pierre repenti, 1820-1824. Huile sur toile, 29 x 25,5 cm. Philips Memorial Collection, Washington, D. C.

Francisco de Goya, Saint Pierre repenti, 1820-1824.
Huile sur toile, 29 x 25,5 cm.
Philips Memorial Collection, Washington, D. C.

Comme les ouvrages médiévaux, ces livres d’heures artistiques sont destinés aux laïcs. Tous les fidèles, néophytes ou spécialistes, sont à même de pratiquer leur culte grâce à ces petits recueils aux textes sans fioritures. Et parce que la foi ne s’arrête pas à la frontière du langage, ces ouvrages sont aussi publiés en différentes langues. Enfin, plus besoin non plus d’intercesseur ni d’institution. Les musées peuvent bien attendre si j’ai l’essentiel de Rubens au fond de mon sac…

Ces livres d’heures artistiques constituent la collection Art Gallery, publiée par Parkstone International. Dans une boîte en carton rigide, retrouvez dix livres sur les plus grands artistes des siècles passés, histoire de savoir à quels saints se vouer…

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(English) (German) Die Zukunft ist Schwarz!
24 févr. 2014

(English) (German) Die Zukunft ist Schwarz!

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Vincent, la pub te remercie
24 févr. 2014

Vincent, la pub te remercie

Affiche publicitaire du Van Gogh Museum à Amsterdam, 2013.

Affiche publicitaire du Van Gogh Museum à Amsterdam, 2013.

Connu pour n’avoir vendu qu’un seul tableau de toute son existence, La Vigne rouge (1888, Musée Pouchkine à Moscou), Van Gogh a vraiment tout de l’artiste maudit. C’est peut-être aussi pour cela qu’il est autant apprécié aujourd’hui. D’ailleurs, selon les calculs de Slate, il détient toujours le record mondial de l’œuvre la plus chère jamais vendue (post mortem, s’entend…) : il s’agit du Portrait du Dr Gachet avec branche de digitale, réalisée en juin 1890 et vendue cent ans plus tard par Christie’s pour la modique somme de 82,5 millions de dollars.

Van Gogh plaît donc beaucoup, que ce soit au grand public, aux spécialistes et aux collectionneurs avisés. Et qui s’engouffre tête la première dans une telle brèche de popularité ? La publicité, bien sûr. Il y a d’ailleurs de quoi faire avec un personnage comme Van Gogh. De sa folie à sa technique picturale, en passant par sa carrière complètement ratée, son oreille coupée et ses amitiés artistiques, autant dire que les publicitaires peuvent s’en donner à cœur joie, et ils ne s’en privent pas.

L’une des pubs les plus drôles et les plus pertinentes à mon goût a été réalisée en 2008 par Olivier Van Hoofstadt (agence CLM BBDO) pour le fournisseur d’accès Internet Free. À l’époque, la stratégie marketing de l’entreprise consistait à dire que l’humanité n’avait pas connu une offre comme la sienne depuis fort longtemps. Elle illustrait ainsi son propos à travers des spots télévisés humoristiques focalisés sur des jalons historiques. Van Gogh était l’un d’entre eux.

www.youtube.com/embed/fZc_whZNERA

Le spot de Free a la particularité de condenser en seulement une vingtaine de secondes à peu près tout ce que le grand public retient de Van Gogh. Une recette idéale pour toucher la majorité des Français.

Vincent, que le taulier appelle de manière anachronique « Vince », est assis à la table où il vient de déjeuner. Cheveux roux, barbe en large collier et pansement sur l’oreille résument parfaitement l’image que l’on se fait du bonhomme. L’air un peu déprimé, Van Gogh demande au patron s’il peut payer son repas en tableau parce que, comme tout le monde le sait, il est fauché (oui, cela va de pair avec l’artiste maudit). Il lui présente l’une de ses fameuses peintures de tournesols. L’aubergiste est réticent : ses murs sont déjà remplis de tableaux de fleurs. Et pour cause, il s’agit d’un des sujets favoris de l’artiste. Dans la réalité, Van Gogh a peint les mêmes tournesols sur sept toiles différentes. Le spot de Free se moque gentiment de cette série picturale. Posé en face de l’artiste, le vase dans lequel survivent quelques tournesols semble indiquer que seul l’argent a inspiré la réalisation de ces toiles. C’est réducteur, mais drôle. Le taulier, qui ne sait plus quoi faire de ces peintures de fleurs, demande d’ailleurs à « Vince » s’il ne pourrait pas peindre autre chose : un clébard ou une casserole de moules, par exemple. Quelque chose de vendable, c’est vrai quoi ! Ses vases miteux, y’en a marre. Artiste maudit, fou et incompris…

Publicité pour Keloptic, avril 2013, agence Y&R

Publicité pour Keloptic, avril 2013, agence Y&R

Avec Van Gogh, c’est presque trop facile. Mais reconnaissons-le, ça fonctionne à merveille. Et malgré les clichés pleins d’humour, cette publicité pour Free rend quand même hommage au peintre : l’offre qu’il fait au taulier ne se reproduira pas avant un sacré bout de temps selon le slogan. Un clin d’œil à tous les contemporains de l’époque qui n’ont pas su voir le génie à travers lui. Aujourd’hui, le monde a rattrapé le tir et l’artiste est si populaire que même la publicité utilise son image. Je me demande ce qu’il en penserait s’il voyait tout le flan que son existence provoque à l’heure actuelle. Il se couperait peut-être l’autre oreille…

Et si vous n’êtes pas trop télé/publicité, vous pouvez aller admirer les fameux tournesols de Van Gogh à la National Gallery de Londres jusqu’au 27 avril prochain, ou vous plonger dans la vie tumultueuse de Vincent Van Gogh grâce aux ouvrages de Parkstone International publiés sur le sujet, en version papier ou électronique. Garantis sans pub !

(English) (German) Griechenland in Farbe
24 févr. 2014

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