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Pour lutter contre les effets de la grande dépression des années 30, le gouvernement Roosevelt a mis en place le New Deal. Ce projet avait pour but de protéger et d’encourager au mieux les couches les plus pauvres de la population.
Bien entendu, les artistes et les arts-visuels ont également fait l’objet d’un projet de stimulation économique avec le Federal Arts Projects développé par l’agence Work Projects Administration. Le F.A.P est à l’origine de plus de 100.000 œuvres, peintures, fresques, dessins ou encore affiches, réalisées par plus de 100 artistes entre 1935 et 1943 et constitue pratiquement la seule production artistique de cette période.
Ce contexte de crise, mais aussi d’entre-deux guerres particulièrement instable, générait des questionnements nouveaux parmi la population. Des artistes faisant parti du projet F.A.P, tel que Pollock, Abbott, Krasner, Wood, Gorky, Reinhardt, Gottlieb, Welles, ou Rothko, mais aussi des artistes du Précisionnisme vont rapidement montrer un intérêt pour la réalité de la vie américaine.
Les femmes de Vallotton ne sont pas vraiment belles, ni mystérieuses, ni même poétiques ou particulièrement sensuelles. Même lorsqu’elles le devraient. Comme ici avec ses trois baigneuses.
Si on les compare avec les baigneuses de Gérôme, on constate une vraie différence dans le traitement des figures même si la composition est finalement similaire. Chez Gérôme une vraie poésie émerge de la toile alors que les baigneuses de Vallotton sont plus ludiques.
Oui je sais, il faut comparer ce qui est comparable et se baser sur une œuvre peinte et non pas une gravure. Très bien. Nouvel tentative avec l’enlèvement d’Europe :
Chez Vallotton, l’on constate qu’Europe manque de grâce, elle tente de ne pas glisser du dos de Jupiter métamorphosé en taureau pour l’occasion. En revanche, Albani présente une Europe qui maitrise le délicat exercice de se tenir à cheval sur le dos trempé d’un taureau.
Les femmes de Vallotton ne sont pas très distinguées, ni très belles mais elles sont sublimes dans leurs quotidien, lors qu’elles sont représentées dans des scènes banales qui correspondent à la réalité et non pas à une mythologie grecque ou fantasmée.
Vallotton ne triche pas. Il représente les femmes telles qu’elles ne souhaitent pas se montrer d’abord. Et c’est dans ces instants furtifs que Vallotton montre toute la sensibilité dont il est capable.
Vous retrouverez toutes (ou presque) les œuvres de Félix Vallotton dans l’excellent ouvrage de Nathalia Brodskaia, « Félix Vallotton : le Nabi étranger ». Il s’agit d’une Étude détaillée de la biographie, de l’œuvre, mais aussi de la carrière de l’artiste.
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Cyniques, drôles, critiques acerbes ou parfois poétiques… Les gravures de Félix Vallotton s’éloignent définitivement de l’image un peu barbante que vous pouviez vous faire de l’art de la gravure.
Vous pouvez me croire, elles sont vraiment drôles ! Comme cette snob qui tente de garder toute sa dignité malgré un gros coup de vent :
Ses gravures qui dépeignent en toute simplicité la vie quotidienne parisienne, permettront à Vallotton de se faire un nom. Non seulement en France, mais partout dans le monde.
On comprend pourquoi en observant La Paresse ; ici Vallotton a su capter un instant que je trouve magique. En choisissant cette scène anodine, l’artiste en fait un sujet a part entière qui nous parle à tous. → En savoir plus
Vallotton le Nabi étranger, Vallotton le graveur, Vallotton le portraitiste, Vallotton le peintre de paysage, Vallotton peintre postimpressionniste, Vallotton peintre de la modernité artistique…
À l’encontre des fondements mêmes de l’histoire de l’art et de ses principes méthodologiques, il est impossible de classer Félix Vallotton définitivement dans une catégorie. Il suffit de comparer ces deux toiles pour le comprendre :

Gauche: Le Bain au soir d’été, 1892-93, Kunsthaus de Zurich
Droite: La Malade, 1892, Huile sur toile 74 x 100 cm, © Coll.Part.
Toutes deux réalisées la même année, ces tableaux nous montrent à quel point Vallotton est insaisissable. La nuque de la malade est saisissante de réalisme et si l’on colle son nez sur l’écran, on aperçoit les reflets d’une fenêtre invisible dans les bouteilles posées sur la table de chevet. D’un autre côté, les femmes au bain sont constituées de grands aplats de couleurs et se rapprochent presque de l’illustration.
Les choses sont claires : il se moque de nous, pauvres historiens de l’art.
Néanmoins, il y a un domaine dans lequel Vallotton n’a pas semblé être a son aise ; la peinture de guerre.
Comment exprimer l’horreur de la guerre ?
Cette question a du être sur toutes les lèvres, dans tous les esprits, mais peu d’artistes ont réellement cherché à l’interpréter dans leurs toiles.
Étrangement, le secrétaire d’État aux Beaux-Arts, Albert Dalimier, a institué des missions artistiques aux Armées en 1916, afin de constituer une collection nationale d’art moderne sur le conflit. Pourquoi vouloir constituer une galerie d’art consacrée à la guerre ? Aujourd’hui cette démarche m’échappe ; que penserait l’opinion publique d’Aurélie Filippetti, si elle lançait un appel d’offre pour envoyer des artistes suivre l’armée française au combat, afin de constituer une collection ? → En savoir plus
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