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Cyniques, drôles, critiques acerbes ou parfois poétiques… Les gravures de Félix Vallotton s’éloignent définitivement de l’image un peu barbante que vous pouviez vous faire de l’art de la gravure.
Vous pouvez me croire, elles sont vraiment drôles ! Comme cette snob qui tente de garder toute sa dignité malgré un gros coup de vent :
Ses gravures qui dépeignent en toute simplicité la vie quotidienne parisienne, permettront à Vallotton de se faire un nom. Non seulement en France, mais partout dans le monde.
On comprend pourquoi en observant La Paresse ; ici Vallotton a su capter un instant que je trouve magique. En choisissant cette scène anodine, l’artiste en fait un sujet a part entière qui nous parle à tous. → En savoir plus
Vallotton le Nabi étranger, Vallotton le graveur, Vallotton le portraitiste, Vallotton le peintre de paysage, Vallotton peintre postimpressionniste, Vallotton peintre de la modernité artistique…
À l’encontre des fondements mêmes de l’histoire de l’art et de ses principes méthodologiques, il est impossible de classer Félix Vallotton définitivement dans une catégorie. Il suffit de comparer ces deux toiles pour le comprendre :

Gauche: Le Bain au soir d’été, 1892-93, Kunsthaus de Zurich
Droite: La Malade, 1892, Huile sur toile 74 x 100 cm, © Coll.Part.
Toutes deux réalisées la même année, ces tableaux nous montrent à quel point Vallotton est insaisissable. La nuque de la malade est saisissante de réalisme et si l’on colle son nez sur l’écran, on aperçoit les reflets d’une fenêtre invisible dans les bouteilles posées sur la table de chevet. D’un autre côté, les femmes au bain sont constituées de grands aplats de couleurs et se rapprochent presque de l’illustration.
Les choses sont claires : il se moque de nous, pauvres historiens de l’art.
Néanmoins, il y a un domaine dans lequel Vallotton n’a pas semblé être a son aise ; la peinture de guerre.
Comment exprimer l’horreur de la guerre ?
Cette question a du être sur toutes les lèvres, dans tous les esprits, mais peu d’artistes ont réellement cherché à l’interpréter dans leurs toiles.
Étrangement, le secrétaire d’État aux Beaux-Arts, Albert Dalimier, a institué des missions artistiques aux Armées en 1916, afin de constituer une collection nationale d’art moderne sur le conflit. Pourquoi vouloir constituer une galerie d’art consacrée à la guerre ? Aujourd’hui cette démarche m’échappe ; que penserait l’opinion publique d’Aurélie Filippetti, si elle lançait un appel d’offre pour envoyer des artistes suivre l’armée française au combat, afin de constituer une collection ? → En savoir plus
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