Deux adolescents sur une terrasse un soir d’été, une femme sur le pas de sa porte vers midi, une autre qui s’habille dans sa chambre le matin… A priori rien de bien inquiétant, et pourtant…
Les toiles de Hopper déclenchent toujours en moi quelque chose d’indéfinissable, entre l’inquiétude, le mal-être et la peur diffuse. La sourde angoisse de la permanence des choses. Si elles sont situées très précisément dans le temps et dans l’espace, ses œuvres montrent des situations telles qu’elles ont toujours été et telles qu’elles seront toujours. On a l’impression d’un instant en même temps déterminé et éternel, comme une sorte de faille dans le temps. L’impression d’être au bord de l’éternité et que l’on va y basculer…
Cette impression d’angoissante lourdeur est renforcée par le lissé de la couleur et le rendu de la lumière, jamais choisie au hasard.
Rassurez-vous ! Beaucoup de gens – même s’ils remarquent la présence de personnages pensifs voire dépressifs – ne voient dans les œuvres de Hopper qu’un intérêt « technique » : la description de l’Amérique des classes moyennes.
Si vous vous sentez suffisamment fort pour résister à la délicieusement malsaine séduction de ses toiles, rendez-vous à Madrid ! Le Museo Thyssen-Bornemisza présente environ 70 de ses huiles, jusqu’au 16 septembre 2012.
Pour exorciser vos peurs existentielles, dites-vous qu’elles aussi vous ont précédé. En attendant, mithridatisez-vous avec le Hopper (version imprimée / version e-book).
Boire du champagne dans des flûtes en plastique ? Déguster des huîtres dans des assiettes en carton ? Cela ne vous dit rien ? Franchement, moi non plus…
Du temps de Frédéric II de Prusse, les tables de Fêtes étaient heureusement préservées de l’invasion du tout-jetable… Imaginez plutôt la scène : vous êtes au château de Sans-Soucis, entouré de personnalités du monde des Lettres et des Arts. Lors de dîners, vous croisez parfois Voltaire, invité régulier de Sa Majesté. Vous rencontrez de charmants Messieurs italiens auxquels -paraît-il- le roi lui-même n’était pas insensible… À la lumière des chandelles, vous mangez dans de la porcelaine et buvez des vins français dans du cristal de Bohême ou de Baccarat…
Mais, objecteront certains, ces pièces ont vieilli, et il vaut mieux préférer le standardisé (et le suédois évidemment). S’il est vrai que certaines pièces peuvent paraître franchement kitsch aujourd’hui, d’autres ont su conserver toute leur finesse et toute leur élégance…
Si vous refusez de déguster la dinde aux marrons dans du plastique doré…
Si vous refusez l’hégémonie de la Suède sur les Arts de la table…
… Sa Majesté Frédéric le Grand vous invite à dîner à l’occasion de son 300e anniversaire !
À Berlin, le Museen Dahlem présente China and Prussia. Porcelain and Tea, jusqu’au 31 décembre 2012. À Paris, ce sont aux tables des empereurs de la Chine que le musée du quai Branly vous convie, avec l’exposition Les Séductions du palais : cuisiner et manger en Chine, jusqu’au 30 septembre 2012.
Si les dîners de gala ne sont pas votre tasse de thé, la Porcelaine chinoise (version imprimée / version e-book) vous mettra peut-être l’eau à la bouche…
Pour la plupart des jeunes Messieurs d’aujourd’hui, il faut bien l’avouer, la danse se limite à sauter dans tous les sens sur de la musique rock…
Eh bien, Mesdemoiselles, figurez-vous qu’il était un temps où ces Messieurs savaient encore se tenir dans les soirées dansantes – les boîtes de nuit de l’époque…Un temps que, malheureusement les moins de 20 ans, etc.
S’ils n’étaient pas des princes de contes de fées – qui eux aussi savent tous danser, vous l’aurez remarqué …- ils savaient au moins faire virevolter, tournoyer, chavirer (?) leur cavalière !
Regardez ces trois dames : une a les yeux mi-clos, l’autre s’appuie délicatement sur son partenaire, la troisième a les yeux délicieusement baissés à l’approche d’un baiser. Trois couples en train de danser, trois instants d’éternité. Renoir : la grâce d’un instant d’abandon capturé pour toujours sur la toile, la magie d’un présent éternel et d’un futur plein de promesses…
À bon entendeur…
Entrez dans la danse, au Museum of Fine Arts de Boston, qui présente ces trois chefs-d’œuvre jusqu’au 3 septembre 2012.
En attendant, immergez-vous dans l’univers chatoyant et sensuel de Renoir, en parcourant les pages de Renoir (version imprimée + version e-book).
Que l’on soit plutôt « Vous êtes faite pour l’amour ! » ou « T’as de beaux yeux, tu sais ! », personne n’est insensible à une déclaration d’amour du 7ème art. Vivien Leigh et Clark Gable, Michèle Morgan et Jean Gabin, Tippi Hedren et Sean Connery… On ne compte plus les couples mythiques du grand écran !
Autres « toiles », autres couples magiques… Parmi tous les amoureux fixés par les peintres pour l’éternité, si je ne devais en choisir qu’un seul, ce serait Le Couple face au monde (Das Paar vor den Menschen), de Kirchner. Toile pleine de rêve, de sensualité et de mystère : l’homme et la femme, nus sans avoir honte, marchant du même pas en ignorant les autres, qui se moquent d’eux. On dirait un Adam et une Ève chassés de la société par les Hommes mais recréant leur paradis intérieur, fait de force et de tendresse…
Deux millénaires de christianisme ont tenté de faire oublier que l’amour, c’est aussi la chair. Si aujourd’hui, le monde moderne occidental oppose sentiments et plaisirs charnels et a tendance à reléguer les seconds dans la sphère privée, il n’en était pas de même chez les Grecs et les Romains, qui assumaient l’aspect physique de l’amour au niveau sociétal.
Vous avez envie d’instants d’éternité dans un monde qui va trop vite ? Rendez-vous à l’exposition Passions – Five Centuries of Art and the Emotions, présentée au Nationalmuseum jusqu’au 12 août 2012.
En attendant, embrassez d’un seul coup d’œil les plus tendres scènes d’amour de l’histoire de la peinture et de la sculpture, depuis la Renaissance jusqu’aux xxe siècle grâce à Love (version imprimée, version e-book).
Si vous désirez poursuivre votre voyage dans l’histoire de l’art en direction du concret, du réaliste, voire même du grivois, prenez avec vous votre Carte du Tendre et partez à l’aventure ! Contenant des reproductions de très haute qualité, Éloge de la fesse et Fantaisies érotiques (version imprimée, version e-book) seront de précieux alliés pour vous éviter une noyade dans la Mer d’Inimitié ou dans le Lac d’Indifférence.
Et rendez-vous dans les Terre(s) Inconnue(s) !
Turner, Monet, Twombly : quel(s) point(s) commun(s) ? Vous avez entendu parler des deux premiers comme étant des maîtres, et le 3ème vous est peut-être totalement inconnu, à moins que vous vous intéressiez à l’art contemporain…

J.M.W. Turner, View on a Cross-Canal near the Arsenal, (Vue sur le Canal), 1840. Aquarelle et gouache, 19,1 x 28 cm. The Tate Gallery, Londres.
Le point commun, c’est le ressenti. Ces trois peintres se sont éloignés des codes réalistes attendus par la bourgeoisie de leur époque et ont peint ce qu’ils ressentaient devant le sujet… Que peint Turner dans les Baleines : les animaux ou le ciel et l’écume ? Que peint Monet dans San Giorgio Maggiore, les monuments ou l’impression de lumière bleutée ? Et que dire de Twombly, qui dans sa série Lepanto, interprète par des taches et des coulures une bataille navale du xvie siècle ?
Pourquoi s’intéresser à leur dernière période créative ? Probablement parce qu’à un moment de leur carrière, ils ont tous les trois « abandonné » quelque chose, pour mieux se consacrer à la recherche de ce qui les intéressait vraiment : la lumière pour Turner, la lumière, le brouillard et la pluie pour Monet.

Claude Monet, San Giorgio Maggiore, 1908. Huile sur toile, 60 x 80 cm. National Museum of Wales, Cardiff.
Quant à Twombly, à la fin de sa vie, il s’intéressait à l’aléatoire, un peu comme Pollock avant lui : alors que le premier peignait en laissant goutter le pinceau au dessus de la toile posée à plat par terre, Twombly appliquait des surplus de peinture sur la toile verticale, et la laissait s’écouler vers le bas du tableau (Lepanto, Bacchus)…
Voyez le monde tel que le voyaient Turner, Monet et Twombly, avec l’exposition Turner Monet Twombly: Later Paintings, présentée jusqu’au 28 octobre 2012 à la Tate Liverpool. Mais évitez de faire ce qu’avait fait une visiteuse d’une autre exposition consacrée à Twombly : même si cela est tentant, n’embrassez pas les toiles !!

Cy Twombly, Quattro Stagioni: Inverno, (Les Quatre Saisons : l’hiver), 1993-1994. Acrylique, huile et crayon sur toile, 322,9 x 230 cm. The Tate Gallery, Londres.
En attendant, entrez dans la douce lumière des aquarelles et des huiles de Turner, et laissez-vous rafraîchir par les brumes de Monet avec les ouvrages Turner et Monet.
Vous êtes convié à une fête d’anniversaire… Et vous connaissez peut-être celle qui souffle les bougies…
La Madone Sixtine, une des plus célèbres toiles du peintre Raphaël (1483-1520), fête en effet ses 500 ans en 2012 ! Une des plus célèbres et une des plus mystérieuses aussi… Pourquoi les visages de Marie et de Jésus regardent-ils, pleins d’angoisse, en direction du spectateur ? Pourquoi le doigt du saint à droite de Marie est-il pointé vers le public ? Que signifient les visages fantomatiques visibles à l’arrière-plan ? Enfin, pourquoi la scène toute entière ressemble-t-elle autant à un décor de théâtre ?

Raphaël, Madone Sixtine, 1512-1513. Huile sur toile, 265 cm × 196 cm. Gemäldegalerie Alte Meister, Dresde.
Mais la question la plus mystérieuse de toutes reste celle-ci : pourquoi les deux anges dans le bas du tableau, qui ne sont qu’un détail, sont-ils devenus si célèbres ?
Si l’on regarde l’ensemble de son œuvre, Raphaël, c’est d’abord la splendeur de la chair (Le Triomphe de Galatée, vers 1512) et l’intensité des regards (Portrait de Bindo Altoviti, vers 1515). Mais Raphaël, c’est surtout le peintre qui sait saisir l’instant… On dirait que le dernier coup de pinceau vient à peine d’être donné. On serait même tenté de croire que les personnages vont se mettre à parler (La Pêche miraculeuse, 1515-1516)…
Profitez de l’exposition The Sistine Madonna: Raphael’s iconic painting turns 500, présentée jusqu 26 avril 2012 à la Gemäldegalerie Alte Meister de Dresde (Allemagne) pour voir enfin en vrai ces deux anges que vous avez si souvent croisés !
En attendant, laissez-vous emporter par le mouvement des très belles reproductions de l’ouvrage Raphaël (version imprimée ou version e-book), qui vous transportera en pleine Renaissance…
Les Grecs lisaient le destin dans le vol des oiseaux. Les Romains mêlaient l’eau et le vin. Les Aztèques déchiffraient l’avenir dans des cœurs humains qu’ils offraient à leurs dieux. À chaque civilisation ses moyens d’entrer en contact avec le « monde des esprits »…
Or, dans ce domaine, l’imagination des Africains semble inépuisable et inégalable ! Boire le sang d’un chien fraîchement égorgé ou observer la position de bâtonnets remués par une souris enfermée dans une boîte… Autant d’exemples qui relèguent cartes à jouer et autres boules de cristal au rang de jouets pour enfants !
Ces pratiques africaines de divination ont été révélées en images dans les années 1950 et 1960 avec l’essor du « cinéma ethnographique » ou « cinéma direct », et surtout à travers les films documentaires de Jean Rouch. Il s’agit effectivement d’un cinéma très « direct », où rien n’est édulcoré et j’avoue qu’il m’est même arrivé de faire des cauchemars après avoir vu Les Maîtres fous…
Présentée du 11 au 29 juillet 2012 au musée du quai Branly, à Paris, l’exposition Les Maîtres du désordre vous invite à entrer dans le monde mystérieux de l’art divinatoire. Vous deviendrez peut-être à votre tour un chamane : une personne capable d’entrer en contact avec les esprits pour ensuite expliquer aux simples mortels le sens du « désordre » qui nous entoure !
En attendant, les statuettes, les instruments de musique ou encore les masques divinatoires reproduits en très haute qualité dans Les Arts de l’Afrique noire vous initieront aux mystères du monde invisible.
Du royaume chérifien à la Syrie s’est élevé un vent de liberté. Maroc, Tunisie, Lybie, Égypte, Syrie… Autant de pays, autant de diversités. Mais un point commun : l’islam.
Déjà au viie siècle, l’islam était composite. Pensons aux diverses grandes familles du sud de l’Espagne, comme les Nasrides ou les Almoravides. De l’islam, de cette civilisation brillante, depuis Gibraltar jusqu’au fin fond de l’Inde, en passant par l’Indonésie, il nous reste des témoignages d’un art islamique vivant et qui sut composer avec des traditions locales. Pensons par exemple à l’Alhambra, à la grande mosquée de Kairouan, à celle de Damas, au Taj Mahal ou encore à des villes comme Khiva, Boukhara ou Samarcande en Asie centrale.
De tous ces chefs-d’œuvre que l’on peut encore visiter aujourd’hui, il nous manque Bagdad. Il ne nous reste que le souvenir de cette ville-phare de la culture de l’islam et qui fut détruite par Tamerlan en 1401. L’art de l’islam est multiple et il sait à chaque fois se fondre avec les grandes cultures auxquelles il est confronté, comme l’Asie centrale, l’Espagne ou la Perse.
Laissez-vous absorber par les richesses de l’art islamique en visitant l’exposition Byzantium and Islam: Age of Transition, présentée jusqu’au 18 juillet 2012 au Metropolitan Museum of Art.
En attendant, étanchez votre soif de savoir grâce à nos ouvrages Arts d’Islam (version imprimée / e-book), L’Art de l’Asie centrale (version imprimée / e-book) et L’Art byzantin (version imprimée).
Retrouvez les Rois maudits ! Si vous avez grandi en suivant les intrigues des Rois maudits, si vous tremblez encore de la terrible malédiction de Jacques de Molay, replongez-vous dans les aventures de Mahaut, de Charles de Valois et de Robert d’Artois ! Retrouvez ce monde de passions et de luttes pour le pouvoir !
Si vous aimez l’atmosphère sombre des luttes d’influence entre les ordres religieux du Moyen Âge…
Si vous avez la tentation d’ouvrir des livres mystérieux… Laissez-vous à nouveau porter par Le Nom de la rose !
Revisitez cette époque riche et intense, faite de mystère et de sensualité. Les Belles Heures du duc de Berry, exposé au musée du Louvre jusqu’au 25 juin 2012, appartient à cette époque-là.

Les Frères Limbourg, Les Très Riches Heures du duc de Berry : le moi de mai, vers 1412-1416. 22,5 x 13,6 cm. Musée Condé, Chantilly.
Si la trouble séduction du Moyen Âge tardif vous attire, explorez les tombeaux et les gisants de Westminster, dont il est dit que parfois, la nuit, ils laissent sortir leurs occupants… Ou perdez-vous dans des lieux millénaires, où le poids du temps a engendré son lot de légendes… L’Art gothique et L’Art roman vous invitent à une plongée au cœur de l’art médiéval.
Si on vous dit aquarelle, cieux, campagnes ? Cela ne vous évoque rien ?
Passons à un autre registre… Si on vous dit bus, cabine téléphonique, baked beans et pudding ? Toujours rien ?
Alors une dernière série d’indices : thé – James Bond- une Reine et des chapeaux – Banksy ?
Bravo ! Vous avez trouvé : bienvenue en Angleterre ! Le pays des Beatles, des Rolling Stones et de Vivienne Westwood! Sous des dehors très stricts, le pays champion de la contre-culture et de la culture underground ! Quel autre pays serait capable de faire d’une jarretière, une décoration !!
Cet esprit si « controversial », ne croyez pas qu’il soit né avec les années soixante, Polly Maggoo et Carnaby Street… La peinture anglaise a établi sa renommée avec ses portraits, et surtout avec ses paysages. Or, les peintres considérés aujourd’hui comme des « grands maîtres » du genre ont brisé les règles artistiques de leur époque, quitte à parfois passer pour des excentriques…

John Constable, Stonehenge, 1835. Aquarelle sur papier, 38,7 x 59,7 cm. Victoria and Albert Museum, Londres.
Même s’ils ont intégré les institutions académiques de leur époque, ces peintres ont su, à des degrés divers, ouvrir des perspectives nouvelles, mêlant innovation des techniques et audace dans la recherche. Constable (xviiie – xixe siècle) quittant son atelier pour peindre en extérieur ou Turner (même époque) qui, selon la légende, se serait attaché à un mât de bateau pour mieux s’imprégner de l’atmosphère d’un naufrage !

Château de Warkworth, Northumberland - orage approchant au crépuscule, 1799. Aquarelle sur papier blanc, 52,1 x 74,9 cm. Victoria and Albert Museum, Londres.
Si vous aimez le Middlesex et le Sussex, visitez l’exposition « So Peculiarly English: topographical watercolours », présentée au Victoria and Albert Museum, à Londres, du 07 juin 2012 au 01 mars 2013.
Si, au contraire, vous trouvez les œuvres ennuyeuses et sans intérêt, ne cédez pas à la tentation d’imiter les supporters anglais : ne vous dénudez pas, même si la tentation est grande, je l’avoue… À moins que vous ne souhaitiez goûter aussi au charme de Scotland Yard !
Dans tous les cas, perdez-vous dans les paysages et laissez-vous bercer par la lumière enchanteresse des aquarelles de Turner. Nos e-books – sur Turner, mais aussi sur d’autres peintres – contiennent des reproductions de très haute qualité.
«Waterloo, Waterloo, morne plaine…» Ok, je n’aime pas trop Le Champ de Waterloo, de Turner. Mais franchement, il n’y a qu’un Anglais pour faire d’une défaite un chef-d’œuvre !!
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