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Les Nabis n’étaient un groupe que par leur nom ; aucune unité stylistique, aucun rapport en commun hormis le fait d’être amis et même aucun médium précis.
Contrairement aux impressionnistes dont les désaccords sur la pratique et les méthodes artistiques entre Renoir et Pissarro conduiront à la séparation du groupe.
Les Nabis eux s’en fichent, ils s’essayent à tous les arts depuis la céramique aux décors de théâtre et sont d’accord sur une seule chose : ils refusent le réalisme et recherchent simplication de la forme et des couleurs. Cela conduit donc à des paradoxes et des inspirations au sein du même groupe. Ainsi, deux tendances s’affirment : les bretonnes et le Moyen Age d’un côté et le Japonisme de l’autre.

Pierre Bonnard (gauche)
Femmes au jardin : femme assise au chat, 1891
Détrempe à la colle sur toile, panneau décoratif, 160,2 x 47,8 cm. Musée d’Orsay, Paris.
©ADAGP – photo musée d’Orsay / rmn
Paul Sérusier(droite)
Deux Bretonnes sous un pommier en fleurs, 1892
Huile sur toile, 73,5 x 60,5 cm
Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid
© Colección Carmen Thyssen-Bornemisza en depósito en el Museo Thyssen-Bornemisza
Et Vallotton, alors ? En quoi est-il un nabi ? On l’a déjà vu ici, l’art de Vallotton est si éclectique qu’il laisse perplexe. → En savoir plus
La vie amoureuse de Félix Vallotton s’apparente à un épisode palpitant de soap opéra.
Il y eut deux femmes dans sa vie : Hélène Chatenay et Gabrielle Rodrigues-Henriques. L’une est ouvrière, l’autre est la fille d’un marchand de tableau, Alexandre Bernheim.
Il vit avec Hélène Chatenay jusqu’en 1899, moment ou il décide d’épouser Gabrielle, jeune veuve et mère de trois enfants, faisant ce qu’il appelle un « mariage raisonnable ».
Avec l’une, il vit sur la rive gauche à Paris, de ses gravures qui connaissent un franc succès. Avec l’autre, il vit sur la rive droite, à les moyens de reprendre la peinture, vend et supporte les caprices et les critiques de sa nouvelle famille.
Hélène Chatenay dit « Tonton », est le modèle de Vallotton notamment pour La Malade. Le rendu délicat de la nuque à lui seul montre l’attachement de l’artiste pour elle.
Je passais quelques jours chez une amie à Aix-en-Provence et tous les matins sans faute, la tête encore embrumée par le sommeil, elle me posait cette question.
Tu as rêvé de quoi ? Comme si les rêves faisaient partie intégrante de notre journée, se présentant comme la continuité des évènements quotidiens. La vie réelle, puis notre seconde vie, secrète, rêvée.

Pâris Bordone, Vénus endormie et Cupidon, ©2013. Photo Scala, Florence – courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali
On attribue aux rêves une notion de mystère, un monde fabuleux duquel on s’arrache parfois péniblement ou au contraire qui nous réveille en sursaut.
Seulement, raconter ses rêves relève parfois de l’exploit : il nous appartient dès que l’on ouvre les yeux, mais parfois un pied hors du lit suffit pour qu’il nous échappe.
D’autres fois, un rêve oublié laisse néanmoins une sensation, un sentiment ou même comme un gout sur la langue tout au long de la journée, sans que l’on sache si il s’agit d’une impression positive ou non.
En peinture, certains tableaux sont à mon sens le reflet du Rêve avec un grand r, mais aussi peut-être parce qu’ils renvoient à ma propre expérience. Comme cette œuvre de Magritte :
On peut tout à fait imaginer cette femme déambuler dans nos esprits endormis. On ne l’apercevrait seulement de dos, avant qu’elle ne se retourne, et n’expose ce visage en bouquet de fleurs. Ou bien Magritte a cherché à montrer comment dans les rêves, on peut ressentir la présence d’une personne sans que, bien souvent, on ne puisse l’identifier. Malgré des efforts incessants pour tenter de voir le visage de la personne, il est impossible de lever les yeux vers elle, ou bien elle se retourne continuellement, s’enfuit, change de visage sans arrêt…
Le Musée du Luxembourg explore les rêves dans l’art à travers l’exposition La Renaissance dans l’Art, qui regroupe les œuvres les plus effrayantes de Hieronymus Bosch, aux plus sublimes Vénus endormies et autres allégorie de la nuit.

École de Hieronymus Bosch, La Vision de Tondal, 1520-1530. Huile sur bois, 54 x 72 cm. Madrid, Fundación Lázaro Galdiano.
© Museo Lázaro Galdiano. Madrid
Une œuvre de Bosch correspond en effet aux visions les plus traumatisantes de nos cauchemars avec des vues de fin du monde, peuplées de personnages démembrés ou mi- humain mi- animal aux traits déformés par la souffrance.
Les toiles de Bosch sont-elles cependant l’expression de ses rêves et de ses peurs ? Est-ce que si n’importe lequel d’entre nous prenait un pinceau après avoir fait un cauchemar, notre vision serait-elle aussi apocalyptique ?
Tu as rêvé de quoi cette nuit ? Le Musée du Luxembourg nous pose également la question avec l’exposition « La Renaissance et le Rêve » jusqu’au 26 janvier à Paris. Vous pouvez également retrouver les œuvres de Jérôme Bosch dans le très bon ouvrage publié par Parkstone International au nom prometteur d’Apocalypse. Parkstone International a également consacré l’intégralité d’un ouvrage à l’OEuvre de Hieronymus Bosch.
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Surtout lorsque l’on sent une préparation minutieuse. Un autoportrait me fait toujours penser à la mode du dukeface et autre sparrow face complétement ridicule.
Mais le vrai autoportrait, celui qui est qualifié d’art ; mégalo ou pas ? Peut-être qu’à force de peindre les autres, les artistes avaient envie d’étudier leurs propres traits.
Ceci dit, je crois avoir déjà dit que j’aime beaucoup Frida Kahlo et notamment ses autoportraits où elle parvient à mettre à nu toute sa douleur.
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